les minuscules

 

L’au revoir

 

Les débuts s’échappent. Où le regard ? Quand le frisson ? Comment la main ? Et puis il y a le début de la fin, le plus petit, le plus délicat, le plus insaisissable. On ne connaît jamais vraiment les débuts. On oublie cette première éclaboussure sur la peau, on habille de fantasmes cette première bouche,  on réinvente cette première intimité. Ce sont les fins qu’on sait, les fins qui restent telles qu’elles sont. Dures, blanches, coupantes. Elles sont toujours comme ça, les fins, elles ne connaissent pas d’autres façons. Mais pourtant, on m’a dit que je savais dire au revoir.

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