les minuscules

 

Les femmes

 

Une toute petite salle. La musique, la chaleur et la fumée m’enveloppent. Je me laisse porter par ce cocon réconfortant. Elles sont quatre, elles m’entourent. Une grande fille très mince qui dévoile une épaule à la peau que l’on sait douce. Une plus petite aux cheveux crépus qui chatouillent les narines. Une très bohème avec de superbes bijoux et un sens pointu du style. Et une sans maquillage, sans apprêt, juste elle-même, parfaite. Elles m’entourent. Elles m’acceptent, elles me happent dans leur danse. Je les admire. Leur beauté, leur force, leur joie. En elles, je vois soudain toutes les femmes du monde. Les jeunes, les fanées, les salopes, les belles, les tendres, les fortes, les saintes, les fragiles, les abîmées, les résistantes, les désespérées, les mères, les seules. Et je les aime, toutes. Et je regrette. Je regrette de ne désirer que les hommes.

 

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